L'asso de CU retraités

Les retraités étant par principe en éternelles vacances, pourquoi ne pas en profiter pour se rencontrer aux beaux jours quand les plus jeunes sont encore au travail ?
C’est ce qu’ont dû se dire les anciens, sous l’impulsion d’un marnais, Albert Cheval, quand en 1976, ils ont eu l’idée de séjours en commun dans les campings du GCU.
Le petit groupe initial de 7 installations a vu le nombre de ses participants augmenter régulièrement.
Ainsi, chaque année, plus de 180 anciens se retrouvent sur une centaine d’emplacements. Trois bénévoles successifs, puis maintenant une petite équipe, assurent l’organisation d’un rassemblement.

Aujourd’hui regroupés en Association des Campeurs Universitaires Retraités (lien vers les statuts), que ce soit en caravane, en camping-car ou en mobil-home, tous sont heureux de se retrouver autour du terrain de boules, à la chorale, aux jeux de cartes ou simplement entre amis, sans oublier les soirées récréatives organisées sous un chapiteau où règnent convivialité, gaieté et bonne humeur.
Durant le séjour de trois semaines en juin, chacun participe également à plusieurs des sorties d’une demi-journée ou des excursions d’une journée en autocar, où les visites permettent de découvrir le patrimoine local sans prendre le volant…

 


 

RASSEMBLEMENT DES RETRAITES A SARZEAU

JUIN 2017

 

Chronique d’un C.U. ordinaire

Sept ans après ma première participation au rassemblement des Anciens C.U. Retraités, j’allais enfin découvrir ce grand terrain au bord de l’Atlantique. Plusieurs fois “recalé” lors des votes pour le choix d’un terrain, une fois repoussé pour cause d’Assemblée Générale du GCU, 2017 était la bonne année.

Les 900 kilomètres de route nationale sont avalés en 3 jours, le camping-car et son chauffeur n’appréciant pas les autoroutes. Région bizarre : les panneaux indicateurs sont doublés dans une langue que j’ignore totalement : ils doivent être drôlement riches  pour s’offrir ce luxe ! De plus, les routes sont souvent à quatre voies et en super-état. Heureusement, les autochnones parlent couramment la langue de Molière.

Une grande grille à l’entrée s’ouvre sur mon futur Paradis. Les premiers arrivés nous accueillent avec le grand sourire d’amis qui se retrouvent après une longue absence. Quelques minutes après, le camping-car a trouvé sa place et ne la quittera plus pendant un mois. Au fait : le soleil brille, pas de nuages… Moi qui ai embarqué les pulls, le ciré et les bottes, on m’aurait donc menti ? Pas tout à fait, car quelques heures plus tard, un vent frisquet se lève quand le soleil se couche et le radiateur électrique sera le bienvenu la nuit. Première soirée, donc premier apéro. Le séjour commence à fond !

Le lendemain matin, je passe de longues heures à essayer de capter un émetteur télé. Rien de marche. Des veinards mieux situés reçoivent 3 ou 4 chaînes. Je tente la recherche satellite, mais le démodulateur n’a pas servi depuis 6 mois et dans l’écran je me lis qu’une chose : “pas de signal.”. Adieu la télé, et ça en pleine période électorale…

Le terrain se remplit peu à peu. Colette, l’organisatrice en chef, pointe les arrivées. On commence à voir les déménagements habituels de chaises et de verres, comme quoi le rythme n’a jamais été perdu.

Un matin, nous sommes réveillés par le bruit d’un semi-remorque dans les allées. C’est le chapiteau (généreusement offert par le GCU) qui arrive. Deux hommes vont passer plusieurs heures à monter ce Mécano de 200 m². Dès qu’il est installé, les organisateurs se précipitent pour accrocher toutes les informations concernant le programme détaillé des excursions prévues. Pauvres panneaux ! Ils vont danser la sarabande, car le vent s’est levé pendant la nuit et une maxi-tempête va secouer la frêle construction pendant deux jours. Les silhouettes dans les allées se font plus rares et plus rapides.

Samedi 3 juin : la plupart des participants sont arrivés, première grand’messe sous le chapiteau. Quand le brouhaha est calmé, Colette présente les activités de la saison dernière à Castels et Jean-François, le trésorier, un bilan financier positif de l’ensemble des activités. Bernard et Colette font le tour du programme des excursions qu’ils ont concotées cette année. Ceux qui veulent bien s’occuper d’animations diverses se font connaître. L’apéritif de bienvenue rétablit très vite le nombre de décibels d’un préau d’école primaire un jour de pluie.

 

Dimanche 4 juin. Eternelle question : repas en commun ou pas ? Les plus anciens n’apprécient plus trop de déménager tables et chaises, de petits groupes se forment, les amis se regroupent sur le vaste camp. Le temps s’y prête encore, mais…

Le soir, assemblée générale de l’Association. On applaudit les nouveaux membres du CA, les organisateurs bénévoles présentent les différentes  activités  : concours de boules, randonnée pédestre, marche nordique, tarot, chorale, vélo, cabaret… Le choix est grand.

 

 

Le soir, assemblée générale de l’Association. On applaudit les nouveaux membres du CA, les organisateurs bénévoles présentent les différentes  activités  : concours de boules, randonnée pédestre, marche nordique, tarot, chorale, vélo, cabaret… Le choix est grand.

Lundi 5 juin. De bonne heure (pour certains), on se rend sous le chapiteau pour confirmer nos voeux d’excursions. Colette et Bernard vont “s’amuser” toute la journée à faire le calcul de ce que vont payer les participants. Heureusement, le temps a changé et ils n’auront guère envie de quitter le bureau- caravane. Le soir venu, chacun revient avec le carnet de chèques et un parapluie sous le chapiteau qui commence à couiner et gémir sous les trombes d’eau et les bourrasques. Un coup de téléphone au monteur nous rassure, et la soirée se passe dans le camping-car à la chaleur d’un petit radiateur.

Mardi 6 juin. La tempête s’est calmée, le soleil revenu. Les premiers boulistes s’aventurent dans l’allée des mobil-homes. Pas discrets, les boulistes ! C’est du moins ce que pense un malheureux “non-bouliste” venu à Sarzeau pour se reposer. Il n’avait pas dû lire la Revue Plein-Air et Culture pour être aussi surpris par notre arrivée…

Bref, comme le suggèrera le Délégué de Terrain, il y a assez d’allées pour faire le bonheur de tous, même en jouant dans les cailloux.

 

 

Pendant ce temps, Jacques se lance dans l’initiation à la marche nordique. Il convaincra une dizaine de nouveaux adeptes à le suivre le long des plages pendant tout le séjour.

Mercredi 7 juin. Le soleil brille comme jamais, le thermomètre monte, bonne raison pour étancher de grandes soifs. On voit des fous de la mer sur les rochers affairés au ramassage des huîtres et à la recherche de palourdes qu’ils seront fiers de montrer à leur retour.

 

Le soir, sur l’immense écran tendu par Alain, Pierre nous présente une vidéo sur le rassemblement de Paillas 200X et deux courts-métrages humoristiques de son cru. Pierre est à la fois cinéaste, metteur en scène, acteur, écrivain, il a tout réalisé de A à Z !

Jeudi 8 juin. Tôt le matin, nous sommes réveillés par les “chuchotements” de ceux qui participent à la première excursion vers Nantes. Un peu plus tard, c’est le ballet des voitures en route pour le centre-ville. En effet, jeudi est le jour du marché principal à Sarzeau. Dans ses allées, on croise de nombreux C.U. qui font provision de poisson frais et de produits locaux.

 

 

Le soir, le car de Nantes délivre sa cargaison de retraités heureux, mais fourbus par la très longue journée de visite. A 20h29, les choristes de Danièle se dirigent partition en main vers la salle où ils répètent. Les fans de cartes sont plus discrets, mais on finit par les débusquer après le coucher du soleil !

Vendredi 9 juin. Nous sommes inscrits pour la sortie de l’après-midi : la presqu’île de Quiberon. Après un rapide repas, nous montons dans le car qui doit faire le tour du Golfe du Morbihan avant de nous laisser à Quiberon au départ du “petit train”. La balade est fort sympathique, le temps superbe. Le chauffeur nous laisse quelques minutes le long de la Côte Sauvage pour prendre les inévitables photos. L’Atlantique a des couleurs de Méditerranée.

 

 

 

Puis nous découvrons la ville, le port, le centre de Thalasso de la famille Bobet, avant d’attaquer la visite de la Belle-Iloise. Je suis stupéfait de voir les ouvrières placer une à une les sardines dans les boîtes, après les avoir taillées au millimètre avec leurs ciseaux ! Je pensais que tout était mécanisé. Superbe vue sur les ateliers que le groupe suivant n’aura pas le loisir d’admirer : pas d’ouvriers le vendredi après-midi. Par contre, le magasin est ouvert tous les jours, et le commerce marche bien. Voilà des souvenirs pour toute la famille !

Au retour, nous nous arrêtons à Carnac, pour admirer les alignements. Pierre suggère de former NOS alignements de C.U. Retraités…

  

Le périple se poursuit par Locmariaquer, mais le portail étant déjà fermé, certains tentent par tous les moyens de regarder les ruines au-dessus de la haie.

 

Samedi 10 juin. Qui dit samedi, dit Concours de boules ! Jean et Nicolle ont préparé de superbes tableaux plastifiés où ils vont passer la journée à inscrire les noms des joueurs, les scores… En fin de parties, des zombies à la mine triste ou réjouie avancent lentement dans les allées, leur lourd sac de boules à la main (un bouliste ne se presse jamais). Bien sûr, les cailloux ont fait gagner les uns et perdre les autres, va comprendre, Charles !

 

 

Après la finale, en fin d’après-midi, les sportifs se retrouvent autour de l’apéro de l’amitié. Les non-sportifs se dévouent alors pour les soutenir en levant également leur verre. Jean regrette que le nombre des non-boulistes progresse plus rapidement que celui des chevronnés. Mystère.

Surprise sur la table des lots : René “Chou” a apporté d’Alsace une collection de superbes meubles miniatures de sa fabrication qui ont fait la joie des finalistes.

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Dimanche 11 juin. Le camping est calme. On peut croiser dès le matin des C.U. endimanchés ! Certains vont déjeuner en ville, d’autres se regroupent en petits comités, tous profitent de ce soleil qui ne nous quitte plus.

 

 

 

Lundi 12 juin. Cette fois, c’est nous qui sommes de sortie toute la journée, direction le Golfe du Morbihan. Le car nous fait visiter les petits villages de la presqu’île de Rhuys. Nous faisons le tour du château de Suscinio sous le soleil.  

 

 

Puis le car nous abandonne à Port Navallo, où un superbe bateau nous attend. Le repas est pris pendant la croisière, mon verre de Bordeaux frétille de plaisir. Après le dessert, un jeune et beau capitaine aux lunettes de soleil bleu métallisé fait les commentaires sur le pont. Les dames posent beaucoup de questions…

                                    

Sur l’île aux Moines, une vingtaine d’entre nous ont la chance de faire le tour de l’île en minibus. Admiration de la chauffeur(e) qui arrive à conduire d’une main et d’une jambe à travers les petites rues tout en commentant de l’autre main les cartes de l’île…

 

  

 Mardi 13 juin. L’après-midi est consacrée à la visite de Vannes. La proximité de la ville nous permet de déjeuner tranquillement. Claude fait l’appel, Jacques le clown… A notre arrivée près du port de plaisance, nous filons vers le petit train qui nous attend, et nous visitons ainsi la vieille ville et ses remparts.


             

De retour au port de plaisance, une guide nous attend et attaque aussitôt l’historique de la cité. Difficile de suivre avec le bruit de la circulation. Dix minutes plus tard, nouvelle halte en plein soleil, certains s’éloignent sous les stores des magasins. Claude, notre ‘responsable de groupe’ s’affole, car il ne parvient plus à compter ses brebis… D’ailleurs, il va en perdre quelques unes (dont je suis) après les troisième et quatrième stations au soleil. Les mécréants retrouveront le car à l’heure prévue, au grand soulagement de Claude.

   

 

 

Quelques kilomètres plus loin nous attend à Saint Armel la Biscuiterie des Vénètes. Le patron invite deux d’entre nous à s’initier à la confection du Quinng Amann. Le grand Jacques et la petite Jacqueline se retrouvent enchapeautés, et suivent comme ils peuvent les gestes du chef. Leurs résultats ne sont pas très probants, on se contentera de déguster un petit bout de la production officielle.

      
   

 

Le même jour, d’autres font la sortie vers Saint Marcel voir le musée de la Résistance Bretonne. Beaucoup d’émotion à entendre les participants.

 

 

 

 

Tous retrouveront un peu de poésie moderne à Lizio avec l’exposition des oeuvres d’un poète-férailleur.

  

         

L’avantage de ces petites sorties est qu’on revient juste à l’heure (de l’apéro).

 

Mercredi 14 juin. La journée étant libre, j’en profite pour aller en famille jusqu’au petit port du Crouesty déjeuner dans un petit restaurant au bord de l’eau. Belle réussite architecturale moderne. Nous pousserons jusqu’au centre de Thalassothérapie, reproduction d’un navire de plusieurs étages.

      

 

Ce soir, le programme est angoissant : les participants doivent choisir le lieu de la prochaine rencontre. Le choix est limité, le nombre de campings GCU avec des résidences mobiles est restreint, et l’association a déjà beaucoup tourné… Après un vote dans les règles, ce sera donc Neuvic notre prochain but.  

  

 

Le vote terminé, Alain nous présente un film qu’il a réalisé à Castels il y a 9 ans déjà. Beaucoup se reconnaissent, quelques uns sont disparus. Petite soirée nostalgique. 

 

 

 

Jeudi 15 juin. Nantes ! Lever aux aurores car il y a pas mal de kilomètres.

L’ambiance dans le car est au calme, la nuit a été courte. Après deux heures de route et quelques minutes d’embouteillages, nous arrivons juste à l’heure au rendez-vous fixé par nos guides. Premier arrêt obligatoire : les WC de la place Cambronne. Une place pour cinquante personnes, le temps passe et 40 minutes plus tard, la visite démarre. Notre guide prend soin de ne pas marcher trop vite, de faire des poses à l’ombre et tout va pour le mieux. Nous oublierons juste la perte angoissante d’une collègue à la sortie de la cathédrale puisqu’elle a fini par rejoindre le groupe sur le bateau-mouche.

 

Très belle croisière sur l’Erdre, dont je ne connaissais le nom que par les mots-croisés… Des villas magnifiques, des châteaux en nombre, et une armée de cormorans plongeant tout le long du voyage. Les commentaires n’ont pas toujours été bien suivis, du fait du brouhaha causé par les 40 C.U. plus intéressés par le contenu de leur assiette ! Le capitaine, pas au courant du bruit équivalent à celui d’un préau un jour de pluie, doit rappeler à l’ordre tout son petit monde avec une cloche.

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En fin d’après-midi, le car nous déposera aux célèbres ‘Machines’. Beaucoup ont retrouvé leur jeunesse en montant sur le manège à trois étages, actionnant à qui mieux mieux les ailes, les pattes, la tête de monstres métalliques. Après avoir vu passer l’énorme éléphant et bouger une méga-mygale, nous avons participé à la marche hésitante d’une fourmi géante. Une collègue a chevauché une chenille, un autre s’est envolé sous l’aile d’un oiseau géant.

 

       

 

Retour évidemment tardif (voir jeudi 8). Zut !

On a loupé l’apéro !

 

Vendredi 16 juin. Journée repos pour nous alors que d’autres vont visiter Vannes ou Quiberon. Le soleil qui n’arrête pas de briller nous permet quelques parties de boules. On sent que certain(e)s s’entraînent pour le lendemain… avant le traditionnel apéro ! Et comme chaque soir, ça tape  le carton, Danièle fait répéter sa chorale, pendant que d’autres vont voir si l’océan est toujours là.

 

          

 

Samedi 17 juin. Attention en traversant les allées, ça tire de partout. Jean et Nicolle ont repris les commandes du concours de boules. Cette fois, ma femme qui est devenue une passionnée de la pétanque, gagne une bouteille. Nous sommes donc heureux tous les deux.

          

 

Ce soir, on s’habille correctement : Jacques a préparé la ‘soirée cabaret’. Les artistes se succèdent sous le chapiteau : Eric se démène au saxo, Jean-Pierre fait souffrir sa guitare accompagné d’Alain, puis c’est le tour des bretons qui arrivent superbement déguisés, du grand Jacques et de ses rats, de Claude et son harmonica, de Daniel avec son jeu du marché, de Jacques le soliste, j’en passe et des aussi bons. La soirée se termine et chacun regagne son dodo aux 23 heures réglementaires. 

    

  

     

 

Dimanche 18 juin. Cette fois, la coordination a fonctionné. On se retrouve à plusieurs dizaines à l’ombre des grands arbres pour déjeuner ensemble. Chacun a amené son casse-croûte, on partage les entrées, les boissons. Les histoires fusent vers le dessert, on oublie sa timidité.

    

 

Lundi 19 juin. Le deuxième groupe va découvrir le Golfe. Journée calme où on se retrouve à la partie de boules habituelle, avant… le verre de l’amitié de 19 heures !

Mardi 20 juin. Horreur ! Le soleil s’est caché ! Une brume de mer a envahi le terrain en quelques minutes, on ne reconnaît plus rien, le thermomètre a chuté de 10 degrés ! Un coup d’oeil à la plage : ça risque de durer, on ne voit même plus les bateaux. Vite, rentrons au chaud !

 

Mercredi 21 juin. Après cet intermède, on scrute le ciel, car aujourd’hui est un grand jour : c’est celui du traditionnel repas de clôture. On installe les tables entre les grands arbres (“parallèles à la voie principale” ont dit les organisateurs. Cause toujours ! ). A midi précise, tout le monde retrouve d’abord Danièle sous le chapiteau qui présente le fruit de son labeur journalier (et celui des choristes en herbe). Comment peut-on chanter si bien sans play-back ? Les acclamations sont méritées et c’est en fredonnant la ‘Complainte de la Butte’ que nous regagnons nos tables

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Miracle ! Le soleil pointe son nez, puis le reste et quelques--uns vont trouver refuge à l’ombre Les jeunes du Furibard ont installé leurs chauffe-plats tout près et Jean doit appeler au porte-voix le numéro des tables afin d’éviter les embouteillages au service. Nous tairons le nom des resquilleurs de l’Isère, mais tous apprécient la mousse de XXX, le caneton XXX, le fromage local et les desserts maison.

Quelques-uns ont apporté  leurs meilleures blagues, mais c’est le saxo d’Eric et l’accordéon de Denis qui emportent le plus de succès.

 

21 juin oblige, les musiciens vont encore se dépenser sans compter pour animer une soirée impromptue pour la ‘Fête de la musique’. Le chapiteau va trembler une dernière fois sous les pas des danseurs de madison.

 

Jeudi 22 juin. Une dernière réunion, celle du bilan. Les rangs sont clairsemés, quelques emplacements se sont vidés dans la matinée. Colette donnent les chiffres des participations aux voyages et remet un petit cadeau aux bénévoles en signe de reconnaissance. On vide les dernières bouteilles avant les grands départs.

En quelques minutes, plusieurs caravanes quittent leur emplacement et laissent de grands trous dans les perspectives. C’est un nouveau camping, prêt à attendre la ruée des juilletistes.

23 juin. Le terrain se vide. Le chapiteau est démonté. Une nouvelle page est tournée. Rendez-vous avec tous et les futurs “petits nouveaux” à Neuvic, où Bernard, Jean-François et Jacques vont prospecter pendant les vacances pour trouver des excursions originales et pleines d’intérêt.

Demain, je replie la table, je raccroche la remorque. Au revoir Sarzeau, à dans 9 ans. J’espère que le temps à Neuvic 2018 sera un vrai temps de Bretagne 2017 !

 

 


 

RASSEMBLEMENT de RETRAITÉS juin 2016 à CASTELS : le compte rendu

(Cliquer sur les photos pour les agrandir)

Quand les premiers participants ont pointé le nez de leur véhicule à l’entrée du terrain de CASTELS, une équipe de courageux avait déjà préparé tout ce qui rend un C.U. heureux : des sanitaires nickel, un chapiteau de 200 m², une piscine et un ciel bleus comme la Méditerranée.

Certains ont bien galéré avant de trouver le portail ! Les travaux dans la traversée de Beynac empêchant le passage à “tout véhicule de plus de 2 m de largeur” ont obligé certains à effectuer un grand détour, alors que d’autres plus téméraires n’ont pas hésité à slalomer avec leur caravane entre les bornes de béton pour gagner du temps…

Le dimanche 5 juin, la majorité des participants ayant pris possession du terrain, la première assemblée pouvait commencer dans le brouhaha des retrouvailles. Bilan du rassemblement 2015 à Agon-Coutainville, présentation des petits nouveaux, excuses de ceux qui étaient restés bloqués à cause des inondations ou du manque de carburant, et moments plus tristes au souvenir de ceux qu’on ne verrait plus. Les organisateurs font un bref rappel des activités qu’ils ont prévues pendant les trois semaines suivantes. Certains ont déjà le chéquier à la main, mais le paiement ne se fera que le lendemain. Après les questions diverses, les imprévoyants courent vite chercher un verre pour le traditionnel apéro de bienvenue

 

Dès le lundi, chacun venait confirmer ses souhaits d’excursions pour que le staff puisse finaliser le remplissage des cars et afficher les listes tant attendues.

Ah, les cars ! Que de complications cette année !  Une entreprise nous a annoncé au dernier moment qu’il leur était impossible de venir nous chercher jusqu’au camping, compte tenu de la configuration des lieux et de la longueur de leurs véhicules ! Heureusement, Gaston, un sympathique voisin, a permis aux autocaristes de faire demi-tour sur sa propriété. Il n’avait pas pensé que la pluie et les cars allaient bientôt transformer sa pelouse en terrain labouré… Merci à la municipalité de Castels d’avoir fait le nécessaire après notre départ !

Deux journées libres ont permis aux boulistes de se retrouver, sur les allées parfois transformées en pataugeoires, voire en patinoires, mais souvent sous le petit chapiteau qui s’est révélé bien utile.

  

Le 9 juin, branle-bas de combat dès le matin : rendez-vous sous le cèdre de Gaston à 7 h et demie !

Pas n’importe quel rendez-vous : deux cars de cinquante personnes doivent jouer au taquin pour passer chacun son tour sur la malheureuse pelouse de Gaston… Bravo aux chauffeur(e)s !

Pour cette première journée d’excursions, des nouveaux n’ont pas bien écouté les consignes, ils confondent heure d’appel et heure de départ : ils ne s’attendaient pas non plus à ce que les ‘’chefs de car‘’ appellent leurs ouailles dans un ordre préétabli et non alphabétique. Des anciens ont laissé leur réveil réglé sur l’heure d’hiver -un véhicule ira même les chercher jusqu’à leur installation ! -, d’autres n’ont pas repéré la feuille de destination à l’avant des cars et se demandent pourquoi ils ne sont pas appelés… Une mise en route un peu folklorique, mais les horaires seront tenus.

  

Un premier car part donc pour BRANTÔME où, après deux heures de route, les participants embarquent pour un tour en bateau sur la Dronne. Chacun peut alors admirer le “Pont Coudé” et la célèbre Abbaye avant de suivre à pied le Parcours Troglodytique et prendre le déjeuner à la terrasse du restaurant “le Saint Sicaire”.

   

L’après-midi, direction VILLARS pour la visite des grottes. Moins spectaculaires que d’autres, elles ont vivement été appréciées de tous par la finesse de leurs concrétions et leurs véritables peintures pariétales.

 

Le second car prend la route de PÉRIGUEUX, but immanquable d’une des grandes excursions. Départ à la fraîche, bien sûr, suivi d’une bonne heure de car. Le chauffeur nous dépose quelques minutes avant la visite de la ville en petit train. Le temps pour certains de maltraiter les toilettes publiques automatiques qui n’avaient pas connu depuis longtemps un tel afflux dans un temps si court.

Le petit train nous promène une petite heure, puis un guide hautement qualifié nous fait suivre son circuit “Ville médiévale Renaissance”, ses explications sont claires, son public très attentif, le soleil est de la partie. Il nous ouvre les portes de vieilles maisons aux escaliers monumentaux que tout un chacun ne saurait voir en visitant seul.

    

Au restaurant “La Ferme de Saint Louis”, le très bon repas est servi avec la rapidité et l’amabilité attendues. Le car nous emmène alors jusqu’au musée Vesunna. Tous admirent le style moderne du bâtiment de Jean Nouvel et l’exposition des fouilles gallo-romaines, mais c’est un brave monsieur dont ce n’est visiblement pas le métier qui nous sert de guide. Beaucoup de connaissances, mais peu de voix… Pendant le voyage suivant, les visiteurs seront plus chanceux.

  

A quelques kilomètres de Périgueux se trouve la SOCRA, une entreprise qui s’occupe de la réfection d’œuvres monumentales, telles l’Archange qui domine le Mont Saint Michel et la statue de Saint Martin en haut de la cathédrale de Tours.

Des artisans-artistes travaillent le métal, la feuille d’or, la mosaïque… et le patron qui assure la visite n’est pas avare en anecdotes.

   

Changement de cap, cette fois vers le sud de la Dordogne. Rendez-vous moins matinal pour un voyage dans le temps : se retrouver au Moyen-Âge.   

Au XIIIème siècle, l’augmentation de la population et le développement du commerce demandent la construction de villes nouvelles. Elles sont de types différents : des sauvetés liés aux monastères, des castelnaux sous la protection d’un château et des bastides, ces villes fortifiées fondées par les rois de France ou d’Angleterre construites aux frontières de leurs zones d’influence.

Nous avons choisi la bastide la mieux conservée, considérée comme le modèle idéal. Après avoir connu Arles, la plus vaste commune, nous visitons la plus petite commune de France, 43 hectares, MONPAZIER, fondée en 1284 par les Anglais, qui changea de nationalité au cours des siècles.

La visite guidée, sous le soleil, nous permet de découvrir le réseau orthogonal des rues en damier. Surpris par la régularité des îlots de maisons, des passages entre les façades, nous déambulons de « carreyrous » en « andrones », apprenant leur rôle de coupe-feu, mais aussi de réceptacles des égouts.

 

Quelques messieurs ont rêvé au passage de la « rue du trottoir », mais surprise et déception en apprenant qu’elle servait à faire trotter…. les chevaux.

Pendant la visite libre du Bastideum, un certain nombre de participants ont testé leur adresse et imagination d’architecte avant de survoler Monpazier à bord d’un drone. Quelques-uns sont descendus au jardin médiéval.

 

A BEAUMONT-en-PÉRIGORD le chef de l’hostellerie Saint Front nous attend de pied ferme. Après avoir réglé le calcul du nombre de cm3 de vin auquel chacun a droit, le repas est apprécié, servi rapidement. Quelques minutes libres nous permettent d’admirer l’intérieur de l’église fortifiée au clocher donjon et au célèbre puits.

Le ciel ne nous a pas épargnés, c’est avec une grosse averse que nous rejoignons le moulin de la Rouzique  à COUZE-SAINT-FRONT. La démonstration de la fabrication du papier à partir de chiffons, du déchiquetage au séchage des feuilles, a capté l’attention. Beaucoup ont découvert également les différents filigranes et la manière de personnaliser son papier.

   

Le ciel plus clément à la sortie nous permet d’apprécier le cadre verdoyant du site de ce moulin.

Impossible de voir la direction de MONBAZILLAC sans avoir une dégustation. Bien accueillis au château Poulvère par cette famille de vignerons indépendants, nous visitons les chaix. Après avoir humé les vapeurs d’alcool et suivi les détails de la vinification, tous apprécient une dégustation bien garnie en solide et en liquide de plusieurs catégories. Quand les papilles ont fait leur choix, la queue à la caisse s’est allongée et le chauffeur du car a pris soin de bien caler tous ces cartons qui repartiront aux 6 coins de l’hexagone, sauf bien sûr ceux qui auront déjà été dégustés sur place au camping.

La sortie de CASTELNAUD a été riche en rebondissements ! Une promenade en gabarre était prévue à BEYNAC, mais la Dordogne en avait décidé autrement ! Les pluies incessantes ont occasionné des crues, interdisant toute navigation. Le premier groupe s’est donc rabattu sur les jardins de MARQUEYSSAC. Une jolie visite, le vert des buissons se mariant aux couleurs chatoyantes des parapluies féminins…

 

Le second groupe qui avait opté pour cette même excursion la semaine suivante se réjouissait de la décrue de la Dordogne qui permettait enfin aux gabarres de naviguer. C’était sans compter avec un petit orage qui a surpris nos marins d’eau douce, aussi trempés que s’ils avaient traversé la Dordogne à la nage ! On suppose que les appareils photo ont été endommagés…

Qu’importe, les plus sportifs ont pu ensuite se sécher pour visiter le château de Castelnaud et ses dizaines de marches pendant que les intellectuels complétaient leurs connaissances et leurs réserves à l’Ecomusée de la Noix.

   

Pas de chance non plus avec la visite de l’élevage d’oies du Buyssou de CARSAC-AILLAC : suite aux craintes d’épidémie, les malheureux volatiles avaient été trucidés quelques semaines auparavant. La famille Mazet nous a donc montré sa nouvelle génération de petits oisons et fait une présentation théorique du gavage. Suite à la dégustation de leurs productions, les foies gras et autres spécialités (on trouve même une boîte de graisse d’oie !) ont empli les sacs pour clore un après-midi bien rempli.

  

Le samedi, place aux boules ! Dès le matin, Jean et Nicole se mettent aux commandes pour répartir les nombreux inscrits. Les plus rapides choisissent ce qu’ils pensent être les meilleurs terrains, les autres se retrouvent dans les allées, entre les flaques où disparaissent parfois des boules approximatives ! Les pauses entre les averses se passent en discussions dans le bloc.

    

Les résultats des concours sont toujours animés, les plus chanceux -ou les plus entraînés- repartent avec leur bouteille, parfois leur sucette, et la bise des organisateurs. Les non-boulistes participent à l’apéro en tentant de suivre le récit des exploits des “vrais” sportifs.

  

Le dimanche, le grand terrain ne favorise pas les repas en commun. Beaucoup ne se sentent pas le courage de déménager table, chaises et plats, ce sont donc plusieurs groupes qui s’installent de-ci de-là. Mais à entendre fuser les rires, on comprend que l’ambiance générale est bonne ! Pour preuve la superbe chenille emmenée autour du terrain par Eric et Denis…

   

La vallée de la Vézère a aussi été l’objet de deux sorties. De Castels, les participants se sont rendus à THONAC, pour visiter l’Espace Cro-Magnon du Thot. Un beau bâtiment récent, mais certains ont été déçus par des panneaux explicatifs jugés trop puérils. Comme quoi, bonne nouvelle, nous ne sommes pas encore retombés en enfance !

 Le château de LOSSE, pas très éloigné, a par contre satisfait tout le monde. Une visite intéressante, de beaux jardins, un cadre superbe dominant la Vézère.

 

La halte suivante se trouvait à TURSAC, plus précisément à la maison forte de REIGNAC. Chaque étage de ce « château-falaise » relate différentes époques, de la Préhistoire au Moyen-Âge. Mais quelques-uns ne ratent pas l’exposition dédiée à la torture et la peine de mort. On en ressort avec un certain malaise. 

    

S’installer dans le car pour passer une agréable soirée « culinairo-culturelle » à SARLAT, voilà un programme qui a attiré un maximum de nos campeurs sur deux soirées. De 20h à 22 heures, dans le cadre superbe de « La Couleuvrine », ils ont pu apprécier des plats de grande qualité. Vers 22 heures, une guide les attendait pour une visite de Sarlat by night. De superbes éclairages font voir les bâtiments sous un jour inhabituel malgré une petite bruine.

 

Rendez-vous avait été pris avec les autocaristes pour reprendre les groupes devant le restaurant. Mais le premier soir, 23 h, 23 h 10, 23 h 20 : toujours pas de car ! Affolement bien compréhensible des organisateurs : plus de 50 personnes la nuit, sous la pluie, sans moyen de retour ! Après avoir passé plusieurs coups de fil en vain au chauffeur, nous parvenons à appeler l’entreprise qui réussit enfin à le contacter. Il nous attendait à l’autre bout de la ville, portable coupé… Euro du foot oblige !

Combien de confits, combien de cous farcis, de cassoulet et de rillettes d’oies ou de canards auront quitté le terrain de Castels ! Beaucoup auront aussi apprécié le typique repas de la ferme-auberge de la famille Sarazin qui a vu défiler de nombreux C.U.  Mais à ma connaissance, pas de crise de foie, pas comme pour ces pauvres volatiles…

La chorale de Danielle occupe une belle brochette d’artistes chaque soir. Un plaisir au quotidien qui demande aussi de sacrifier quelques apéros à l’heure des répétitions ! Mais quel bonheur pour eux d’entendre les applaudissements au cours de la représentation à la fin du séjour.

 

Comme chaque année, Alain nous présente son film vidéo relatant les grands moments du dernier rassemblement. Difficile de trouver un créneau pendant les retransmissions de l’Euro, mais c’est avec émotion qu’on revoit ces petits moments passés ensemble, ces anecdotes qu’on avait oubliées et ces cheveux qu’on a perdus…

 

Nous nous sommes retrouvés un soir sous le chapiteau pour écouter un véritable artiste : André Labeur est venu nous faire découvrir un Brassens pour beaucoup inconnu, celui de ses débuts. Mais c’est en chœur que la “salle” a repris ses plus grands succès, malgré quelques ratés dans des textes qu’on croit pourtant connaître par cœur.

Des artistes, il y en a d’autres qui se dévoilent pendant la soirée Cabaret ! Des groupes inattendus, des Bretons en costume, des accordéonistes, des saxophonistes, des guitaristes, des solistes… Quelle variété et quels talents !

    

L’avant-veille du départ, c’est le jour du traditionnel grand repas en commun que le staff a commandé dès les premiers jours du rassemblement. Pleuvra ? Pleuvra pas ? Des limites ont été tracées sous le grand chapiteau pour une parfaite organisation, au cas où…

Miracle : le soleil est de la partie, et les tables affluent sous les grands arbres bien avant l’horaire prévu. Avant l’arrivée des plats, la chorale de Danielle nous offre son concert. Vif succès, comme toujours : on sait combien les choristes ont répété assidûment tous les soirs.

Le buffet froid de M. Bounichou est installé sous le chapiteau. Chaque tablée a son propre numéro et les occupants viennent tour à tour se servir dès qu’ils sont appelés. Quatre-vingt-dix convives (on n’a pas oublié le voisin Gaston et sa femme), ce n’est pas une mince affaire et certains calment leur impatience en multipliant les apéros. L’après-midi se termine comme d’habitude par une dernière pétanque.  

  

Le dernier jour, après moults rangements et nettoyages, l’assemblée de clôture sonne la fin des festivités. Après le bilan de ce 41ème rassemblement, l’heure est venue de parler des projets pour 2017. Le choix du terrain de Sarzeau a été défini par vote quelques jours auparavant. Du fait de changements importants au sein du CA de l’association, une nouvelle équipe (merci Bernard !) se propose d’organiser quelques sorties autour et dans le golfe du Morbihan.

La séance levée, les derniers présents vont profiter du soleil pour piquer une tête dans la piscine : l’eau est maintenant à 28°, bonne transition avec la Bretagne.

  

Rendez-vous est donc pris en juin 2017 à SARZEAU. N’hésitez pas venir nous rejoindre !


RASSEMBLEMENT de RETRAITÉS à Agon-Coutainville en juin 2015 : le compte rendu !

Pour le plus grand bonheur des participants, le premier repas en commun s'est déroulé sur les pelouses du terrain d'Agon-Coutainville sous un soleil radieux. Plusieurs ont d'ailleurs gardé les traces des coups de soleil pendant les semaines qui ont suivi.

Les boulistes ont vite reconnu "leur" terrain. Dès que le chapiteau a été dressé, les allers-retours se sont succédé pour découvrir le programme des futures excursions, des animations et des activités. La lecture des panneaux n'était pas facilitée par les rafales de vent qui faisaient claquer les murs de toile. Le vent ne nous a d'ailleurs guère quittés pendant quelques jours, certains auvents s'en souviennent, du moins leurs propriétaires…

Quelques jours de repos histoire de se retrouver entre amis de longue date et de faire connaissance avec les nouveaux, sont "agrémentés" par plusieurs réunions pour finaliser l'organisation, et la valse des cars a pu commencer.

 

CHERBOURG

Cherbourg a été une des grandes destinations. Le car nous a déposés devant l'imposante gare maritime à l'élégance et la géométrie rigoureuse de son style Art déco.  Immédiatement, une vedette de 'la Hague à part' nous emmène pour une promenade commentée sur la plus grande rade artificielle : 1500 hectares.

      

 Nous découvrons de près le système défensif du port. Quelques uns ont la chance d'apercevoir quelques dauphins sauter non loin du bateau. Une ferme aquacole se cache le long de la grande jetée.

À la Cité de la Mer, la visite du sous-marin 'le Redoutable' est incontournable. Armés de notre audio-guide, nous sommes transportés dans un autre monde fait de tuyaux, d'écrans, de câbles électriques, d'instruments divers.

    

Les kilomètres de câbles, l'étroitesse des passages dans les entrailles du monstre, les cuivres rutilants des cornets de communication, les seize batteries de lance-missiles en laissent plus d'un stupéfaits.

Dans la gare maritime, nous admirons l’impressionnante salle des bagages qui a vu passer quelques célébrités. On recherche si des aïeux ont transité par là. Pendant la visite de l'exposition sur le Titanic, on découvre les nombreuses salles relatant la vie à bord et le naufrage.

Certains ont le temps d'aller admirer l'Aquarium Abyssal, le plus profond d'Europe, d'autres de revivre les dernières heures du Titanic.

Tous se retrouvent autour d'une bonne table, celle du 'Quai de la mer', où le ballet des serveurs est impressionnant. Au moment du départ, un seul mot d'ordre : « Où est Raymond ? ». Un malheureux quidam devra crier à plusieurs reprises derrière la porte de ses toilettes : « C'est pas moi, Raymond ! Vous commencez à me faire ch… ! » Raymond, après le repas, a suivi un groupe de jeunettes et repartait pour une visite…

 
La digestion se fait dans le car. 

Beaucoup se réveillent un peu surpris au pied du 'Moulin de Fierville les Mines'. Pendant qu'un groupe visite avec la dynamique meunière les trois étages de ce moulin en parfait état de fonctionnement, les autres goûtent aux crêpes et au cidre de Normandie. 

BAYEUX

Le réveil a dû sonner de bonne heure dans de nombreuses installations ! Sauf celui de Max, mais bon… Après une heure et demie de route, nous entrons dans le 'Musée de la Tapisserie'. Armés de notre audio-guide, nous avons fait les crabes en marchant de côté pendant 70 mètres pour suivre la conquête du trône d'Angleterre par Guillaume le Conquérant, de 1064 jusqu'au dénouement de la bataille d'Hastings. D'autres salles nous attendent, mais le sacro-saint horaire nous empêche de tout voir.

Changement d'époque avec la visite du 'Musée Mémorial de la Bataille de Normandie' et ses 2000 m² d'exposition. Malheureusement, cette fois, ce sont les horaires inamovibles du musée qui nous interdisent de suivre la vidéo dans sa version française…

Le vieux restaurant 'L'Assiette Normande' au pied de la cathédrale permet à tous de se reposer avant de faire connaissance avec un dessert local, la 'teurgoule', une sorte de riz au lait où les différents avis alimentent les conversations. 

L'après-midi nous mène le long des plages d'Omaha-Beach, passant par Colleville, Saint-Laurent-sur-Mer et son monument ultra-moderne 'Les Braves'.

La 'Pointe du Hoc' et ses falaises truffées de nombreux blockhaus nous remémorent les heures du débarquement et toutes ses difficultés.

Nous revenons à plus de douceur avec une halte à Isigny et sa célèbre fabrique de caramels. De toutes nouvelles installations, avec une galerie vitrée au dessus de l'atelier et des écrans vidéo, ne nous laissent malheureusement plus côtoyer les employés, rançon des nouvelles normes de salubrité. Qu'importe ! L'odeur des caramels et des sucettes au beurre salé flotte dans le car au retour de cette longue journée.

Le MONT SAINT-MICHEL

Ceux qui pensaient tout savoir du Mont Saint-Michel ont eu tort de ne pas y retourner ! Les travaux d'aménagement valent le détour. Plus question de stationner au pied du Mont : le car nous dépose dans la zone des restaurants et nous attendons les 'passeurs', de larges minibus qui nous conduisent toutes les dix minutes à 500 mètres de l'entrée où nous attend la guide.

         

La promenade est magnifique, avec une vue superbe sur le Rocher, la météo est avec nous !

Les plus courageux (dont notre doyen Jack) attaquent l'ascension avec notre guide en suivant des chemins détournés et inconnus. Ses explications sont des plus claires, tant au sujet des grands travaux sur le Couesnon que pendant la visite de l'abbaye. Notre groupe dépasse les centaines de touristes venus du monde entier. On entend parler italien, anglais, allemand, chinois, japonais, mais notre jeune guide sait se faire respecter et imposer le silence quand il faut.

Nous retrouvons "nos" touristes à l'entrée du Mont, ceux qui ont préféré visiter les échoppes, avant de reprendre un 'passeur' pour gagner 'la Rôtisserie'. Le sauté d'agneau fait l'unanimité. L'omelette du Mont par contre en laisse quelques uns sceptiques, mais les vrais connaisseurs savent l'apprécier !

A Granville, un vilain grain surprend tout le monde ! Seuls quelques irréductibles vont jusque la pointe du Roc, mais le spectacle en vaut la peine.

Un peu de douceur pour terminer cette excursion : nous faisons halte à la chocolaterie Yver où nous attendent une vidéo et les explications d'une jeune fille captivante. Après dégustation de chocolats et autres macarons, nous regagnons Agon-Coutainville avec quelques souvenirs et quelques calories supplémentaires ! 

UTAH BEACH

La côte Est du Cotentin nous attend, avec la visite du musée du débarquement d'Utah-Beach, construit à l’endroit même où les troupes américaines ont débarqué le 6 juin 1944 en Normandie dans le département de la Manche. Une heure pour tout visiter, il ne faut pas traîner si on ne veut pas rater l'essentiel, particulièrement le grand hangar vitré où trône un énorme B26.

 

Quelques kilomètres plus loin nous atteignons la batterie d'Azeville. Muni d'un audio-guide, chacun peut parcourir à son rythme les 350 m de galeries et de souterrains qui relient les casemates aux différents abris.

Les 170 occupants des lieux de 1941 à 1944 les avaient aménagés de manière à les rendre aussi confortables que possible. Salles de douche, salles de repos, chambres, "salon" (il paraît même qu'il y avait un piano) voisinent avec les réserves de munitions. Ceci étant, les maîtres des lieux n'étaient pas là dans le cadre d'un quelconque programme Erasmus et la visite suscite de nombreux commentaires. Là encore, de nombreux souvenirs rattrapent les plus anciens d'entre nous.

A Sainte-Mère -Eglise, nous déjeunons au 'John Steele', restaurant portant le nom du malheureux parachutiste dont la marionnette se balance accrochée au clocher de l'église voisine.

 
Il restera en souvenir dans les appareils photos.

Dans un cadre superbe, le feuilleté à l'andouille de Vire, les pommes rôties au pommeau, le parfait au Calvados font oublier les sombres heures de l'Histoire.

Valognes nous attend avec ses 'Musées de l'Eau-de-vie et des Vieux Métiers' : quinze salles, consacrées à la fabrication du calvados, aux costumes anciens et aux métiers d'autrefois.

La route du retour passe par Liesville-sur-Douve pour visiter 'la Chèvrerie de la Huberdière'. Quelques bons moments avec les biquettes resteront gravés longtemps, plus longtemps que les petits fromages de chèvre que chacun a pu emmener. Hélas, très vite dégustés, ils ne quitteront jamais la Manche !

VILLEDIEU-les-POÊLES

Pour cette sortie d'un après-midi, l'ouïe, la vue et l'odorat sont à la fête ! La visite de la fabrique de cloches de Villedieu-les-Poêles nous emmène au milieu des vieux bâtiments où notre jeune guide s'égosille pour couvrir le bruit des ouvriers !

         

Qu'importe ! Ses explications sont claires et nous connaissons à présent le principe de fabrication des cloches de toutes tailles. Une centaine de cloches monumentales voient le jour chaque année. Les plus célèbres sont dans les tours de Notre Dame de Paris, mais on en trouve dans le monde entier.

Nous visitons ensuite les ruines de l'abbaye d'Hambye, construite par les moines bénédictins au 12ème siècle. Les grandes arcades, la croisée qui culmine à 30 mètres de haut sont impressionnantes. 

     

Le patron de l'Andouillerie 'La Baleine' nous accueille dans ses nouvelles installations de Gavray. Après quelques explications sur la fabrication de l'andouille de Vire, il nous ouvre ses fumoirs d'où s'échappe l'odeur des hêtres qui brûlent en permanence. La dégustation est bien sûr très appréciée, d'où le nombre impressionnant de "souvenirs" qui parfument le car au retour….

REGNÉVILLE

Les participants à la première sortie vers Regnéville n'ont pas eu de chance… avec la météo ! On ne peut y admirer les immenses fours à chaux qu'à l'extérieur et les parapluies étaient de rigueur ! Les chaufourniers supportaient des conditions de travail particulièrement pénibles pour produire la chaux destinée à l'amendement des terres agricoles de l'Ouest armoricain. Aujourd'hui, nous apprécions les dimensions imposantes des lieux (on pense plutôt à un château fort médiéval), mais aussi la visite du moderne musée maritime qui nous permet de découvrir l'aventure de la chaux et du cabotage sur la côte ouest du Cotentin.

   

A Saussey, nous nous arrêtons au manoir qui date du 17ième siècle. Nous y sommes reçus par le propriétaire des lieux. Visite libre au cours de laquelle on peut admirer des collections diverses et variées. Collection de verres (le manoir est d'abord un musée du verre), verres antiques du 1er au 4ème siècle, verres des 16ème, 17ème et 18ème siècles, collection de faïence, collection de crèches françaises et italiennes, en verre de Nevers, en os, en ivoire…
Autour du manoir s'étendent de grands jardins qui ont permis de nombreuses photos.

 

       

LA HAGUE

Une journée pour découvrir le nord-est du Cotentin ! Nous commençons la journée par un arrêt au Nez de Jobourg. Le temps superbe permet de magnifiques photos. Puis c'est Goury, son minuscule port et la station des Sauveteurs en mer, Port Racine, Omonville.

A Jobourg, nous pique-niquons dans la belle grande salle communale. Les plus rapides vont visiter l'église Notre Dame, plantée sur la lande.

Areva nous entrouvre ses portes puisque les visites du site lui-même sont interdites. Une guide dynamique nous explique les principes du recyclage de l'uranium et toutes normes de sécurité mises en œuvre sur le site. Certains montrent par leurs questions qu'ils ne sont pas entièrement convaincus… 

         

A Gréville, nous descendons la vieille rue qui mène à la maison du peintre Millet. Pendant qu'un groupe regarde une vidéo et visite les pièces, un autre va se promener jusqu'au célèbre rocher de Castel Vendon.

      

Tous, par contre, seront unanimes à la distillerie Théo Capelle de Sotteville ! Après une vidéo familiale sur la récolte des pommes et la fabrication de différentes spécialités, le soleil n'était pas seul à faire rougir les pommettes pendant la dégustation en plein air ! Le chauffeur du car s'impatientait alors en voyant le temps s'écouler, la maîtresse des lieux ayant du mal à gérer l'affluence dans son magasin ! 

   

Mais les sorties et les excursions ne sont qu'une partie des activités de notre séjour !

Les boules occupent beaucoup d'entre nous, et depuis quelques années, on note une nette progression des éléments féminins, qui ne s'en laissent pas compter en ne suivant pas toujours les "bons conseils" de la gent masculine. Chaque semaine, Nicole et Jean organisent avec beaucoup de sérieux un concours à la fin duquel les nombreux participants partagent les prix… et l'apéro, aidés alors par leurs supporters. 

      

    

La chorale, toujours animée par Danielle, se réunit tous les soirs -quel courage ! -, ce qui écourte souvent les apéros vespéraux. Mais quel plaisir d'entendre le groupe lors du repas de clôture ! La "Ballade irlandaise", "les Corons" font l'admiration de tous. 

Quelques uns se réunissent pour jouer aux cartes : la belote, le bridge… ont leurs fanatiques. Mais ils sont si discrets qu'on ne les entend même pas regagner leurs installations bien après les sacro-saintes 23 heures réglementaires !

Le dimanche à midi, on tente de déjeuner ensemble, mais la configuration du terrain, l'éloignement des installations, la météo ne favorisent pas toujours les regroupements. Par contre, quelle ambiance quand le soleil, le pastis et le cidre sont de la partie ! Très peu ont le plaisir de visiter le coffre avant de la caravane de Colette, annexe du Carrefour du coin ! Notre boulanger-pâtissier attitré pense à nous, et nous amène quelques unes de ses spécialités. Le partage des gâteaux n'est pas chose aisée, mais tout le monde finit par y trouver son compte.

      

Les amoureux de la "petite reine", pas Colette, celle avec deux roues, profitent des rayons… du soleil pour de longues escapades dans le Cotentin. On les voit revenir le visage rouge sous leur casque, en se plaignant parfois d'un vent contraire auquel ils ne s'attendaient pas. Un petit groupe d’enragés nous laissera tomber une semaine pour aller faire un stage dans le sud.

Pendant que quelques hommes partent à vélo découvrir les environs, leur femme se démène pour se lancer dans la cuisine locale…

Gilles, un nouveau au CA, s'est lancé dans l'organisation de deux sorties-découvertes en covoiturage. Vif succès ! Une excursion jusqu'à la 'Cabane Vauban' en a fait souffrir plus d'un dans les chemins escarpés de la côte. La promenade au musée Christian Dior de Granville était évidemment plus reposante. 

   

Danielle et Michel, « les locaux » ont profité d'une belle journée pour emmener un petit groupe en majorité féminin jusqu'aux Jardins et au havre de Créances.

Le rassemblement des Anciens ne serait pas ce qu'il est s'il n'y avait pas sa célèbre 'Soirée Cabaret' ! Dans cette soirée orchestrée par Pierre, nous nous pressons tous sous le chapiteau avec tables, fauteuils, boissons et desserts pour écouter les artistes du rassemblement. Le cidre aidant, il est parfois difficile d'obtenir le silence pour apprécier les efforts des interprètes.

Un énorme gâteau rappelle que l'année 2015 fête le 40ème rassemblement de retraités. Malgré quelques retards à l'allumage (des pétards), le service des 130 parts a pu se faire très rapidement. En fin de soirée, on se dégourdit les gambettes en essayant de suivre Bernard et Nicole dans des zouks effrénés, ou en sautant au rythme du Madison, histoire de tester si le plancher est solide. 

         

Le repas de clôture est un morceau d'anthologie ! Il faut voir comment certains se pressent avant "l'ouverture" devant le chapiteau pour apporter tables et chaises avant la cohue et s'installer au mieux suivant les limites dessinées au sol, imposées par les 'chefs'. Quand tout le monde finit par être "casé", la chorale entonne son répertoire, et le traiteur installe ses compositions. La gestion de tout ce monde, sorte de passage à la banque alimentaire, est toujours folklorique, chaque tablée s'estimant évidemment lésée dans l'ordre d'arrivée près de "l'autel" ! Il est vrai qu'on ne peut pas à la fois discuter dans le brouhaha et entendre appeler le numéro de sa table, malgré la puissance de l'organe de Marlène… 

   

Le soir, de petits groupes se forment pour se retrouver le long de la plage et admirer les magnifiques couchers de soleil.

   

Notre rassemblement à Agon-Coutainville a réuni 159 personnes disséminées sur 88 installations. Plus de vingt d'entre nous ont accepté de jouer les accompagnateurs pendant les quatorze excursions. Chacun repart avec un pincement au cœur, mais rendez-vous a été pris du 3 au 24 juin 2016 sur le terrain de CASTELS, en Dordogne, le "pays du bien vivre et du bien manger".

On sait déjà que l'équipe organisatrice fera son possible pour trouver de nouvelles découvertes tant culturelles que culinaires ! 

À l'année prochaine !


 

RASSEMBLEMENT de RETRAITÉS au VALJOLY en juin 2014 : le compte rendu !

C’est sur le terrain de camping de la station touristique de Valjoly à Eppe-Sauvage (59), avec lequel le G.C.U. a un partenariat que s’est tenu le 39ème rassemblement annuel de retraités. L’accueil y a été très chaleureux et convivial. Merci Mme Warot !

   Le site du ValJoly

Avant même l’ouverture du rassemblement le 1er juin, nos collègues C.U. du Nord ont permis à ceux et celles d’entre nous déjà arrivés de faire connaissance avec la région, dans le cadre d’une randonnée sur le circuit des Renoncules autour de Maroilles, et d’une visite guidée de la cité. Remercions bien vivement nos collègues Jean-Pierre CROMBEZ et Marc GOUJARD pour leur accueil.
Les premiers jours ont connu le mauvais temps et quelques camping-cars ont éprouvé parfois des difficultés pour manœuvrer sur un sol qui venait d’essuyer quelques « draches », sous l’œil goguenard des premiers installés… Mais camionnette et tracteurs de la ferme voisine ont eu tôt fait de tirer ces téméraires d’un mauvais pas.
Le chapiteau de 200 m² a été monté en une matinée sous le regard intéressé des chefs et des curieux. La commission de sécurité est même venue nous donner un petit bonjour.
Le plaisir de se retrouver et le retour du soleil ont fait rapidement oublier la crainte que certains d’entre nous nourrissaient à l’égard d’un terrain situé « bien trop au nord de la Loire ».

                          Renfort pour départ difficile                                               Montage du chapiteau

C’est ainsi que très rapidement, nous nous sommes retrouvés 149 participants (correspondant à 78 inscriptions) venant de 44 départements. En tête pour le nombre de représentants, Ille-et-Vilaine et Isère, suivis par le Nord, les Ardennes et le Maine-et-Loire.
« Bienvenue chez les Ch’tis » ! Pour la plupart d’entre nous, le rassemblement a été l’occasion d’une véritable découverte de la région, de ses richesses, de ses traditions, de son passé restitué par ses petits musées locaux :

- L’atelier-musée du verre à Trélon nous a fait assister en direct à la création par les verriers de véritables œuvres colorées suivant les oxydes choisis,
- Le Musée des Bois jolis à Felleries, seul moulin du Nord Pas-de-Calais à avoir conservé ses deux roues à augets,
- Le Musée du textile et de la vie sociale à Fourmies. Installé dans une ancienne filature, il présente la chaîne complète de fabrication, de la laine brute du mouton au produit fini. L'Écomusée de Fourmies propose également les reconstitutions d’un estaminet, d’un intérieur ouvrier, d’une salle de classe et d’une rue pavée avec ses magasins.
- La visite de la maison du bocage à Sains-du-Nord a été clôturée par une belle dégustation des produits du terroir.

                           Kiosque à musique (Trélon)                                             Écomusée de Fourmies

Un « Rallye des Saveurs du Sud Avesnois », organisé par l’Office du Tourisme du pays de Fourmies, a permis de découvrir « en profondeur » la région. La recherche des réponses aux questions (parfois un peu sibyllines) a obligé les conducteurs des 22 équipes à de multiples manœuvres et demi-tours, mais ils ont apprécié l’amabilité et la complicité des autochtones. Quelques « jeunes » ont honteusement profité des dernières nouveautés de leur matériel électronique embarqué pour voler la victoire aux fidèles de la carte Michelin et de la recherche sur le terrain, mais l’arrosage final a évité une nouvelle querelle des anciens et des modernes.

                         Rallye des saveurs : pause midi                                         Des gagnants au rallye

La proximité de la frontière belge a entraîné une expatriation massive (mais tout à fait temporaire). Nous avons ainsi fait la connaissance de la princesse de Chimay, bientôt nonagénaire, qui nous a accueillis dans son château. Notre nonagénaire GCU personnel a bien tenté quelques approches, mais en vain.
Le petit Train à Vapeur des Trois Vallées a promené près de 120 participants à travers la campagne belge jusqu’au musée du chemin de fer de Treignes. Le passage du tunnel a été épique pour certaines et les vieux wagons se souviennent encore de leurs cris effarouchés…

                           Chimay : entrée du château                                                   Le train à vapeur

La visite de l’ascenseur pour bateaux de Strépy-Thieu a sans doute été, pour la plupart d’entre nous, un moment fort du rassemblement. Inauguré en 2002, il permet de franchir entre Meuse et Escaut une dénivellation de 73,15 mètres ! Il est actuellement le plus grand ascenseur à bateaux du monde. Après la visite des imposantes installations, les groupes se sont embarqués pour une ascension inoubliable à bord d’un bateau, suivie d’une promenade le long du canal en partie suspendu. Pendant le repas, quelques-uns se sont bien essayés à pousser la chansonnette, mais la digestion ne favorise pas les talents.

                                             Stépy-Thieu : le plan incliné                                                                                   Coup de pompe dans le car

Une excursion dans le département voisin des Ardennes s’imposait, avec Sedan et son château-fort (le plus étendu d’Europe), Charleville-Mézières et sa Place Ducale, la vallée de la Meuse et la célèbre boucle de Monthermé.

                          Sortie à Charleville                                                         Sortie à Monthermé

La visite du Familistère de Godin à Guise a permis une immersion dans l’économie sociale, d’autant plus complète qu’elle s’est faite sous la conduite d’une descendante d’un membre du personnel de Godin, ayant elle-même passé son enfance au sein du familistère.

                                                              Le Familistère et le repas

Au chapitre culturel, il faut ajouter l’incursion dans l’œuvre de Matisse au Cateau-Cambrésis où chacun a pu admirer le jeu des couleurs dans ses toiles et ses vitraux, particulièrement celui intitulé « les Abeilles » dans l’école maternelle qui porte désormais son nom.
Avec deux cars pour chaque excursion, nous avons ainsi totalisé 573 voyages individuels.

Le dernier jour, après la prestation de la chorale, le repas de clôture a rassemblé 121 participants autour du copieux buffet préparé par un restaurateur de Trélon.

                                                     Apéro  et assaut au repas de clôture

    Toutefois le rassemblement ne se limite pas aux excursions et sorties, même si celles-ci sont très appréciées et connaissent un réel succès.
Diverses activités sont organisées par les uns et les autres :
- La soirée cabaret permet aux musiciens, aux chanteurs et autres conteurs de montrer leur talent,

                         Soirée cabaret                                                      Pétanque active                                                Pétanque passive

- Les concours de boules connaissent toujours un grand succès, et on note une participation féminine toujours croissante (à quand la parité ?),
- les cyclistes chevronnés s’en sont donné à cœur joie lors de sorties randos,

                     Dans les coquelicots                                                 Des coins superbes                              

                      Respect des panneaux                                                     Vive la parité

- Les tournois de cartes durent souvent plus tard que l’heure officielle d’extinction des feux,
- Lors d’une conférence pleine d’humour, Philippe Tabary en a éclairé plus d’un sur l’Avesnois et ses coutumes,
- La chorale a réussi à respecter ses délais malgré un emploi du temps particulièrement chargé qui n’a pas toujours arrangé sa chef,

                                                                               Répétition de la chorale

- La soirée vidéo a fait revivre les bons moments du rassemblement à La Grande Motte de l’année passée…
  Toutes ces activités contribuent à faire du rassemblement un moment fort dans l’année des retraités.

À l’année prochaine !